Aïe! La douleur est aussi une réalité chez les nouveau-nés, aidons-les à mieux les soulager
Anastassia Tarassova
Au secours des parents: l’accompagnement dans les problèmes de santé chronique des enfants
Marisa Lalonde
Bébé allaité, Famille en santé : Vous avez le soutien de votre infirmière
Jade Charron
Cliniques infirmières pour optimiser les services de première ligne
Catherine Giroux
Des recommandations simples pour la prévention des complications postopératoires.
Hazar Mrad
Douleur et Anxiété: Construisez votre boîte à outils non-pharmacologiques en chirurgie orthopédique !
Johnny On
Être pèretenaire
Frédérique Dugas
Intervention d’éducation pour la santé et prévention de la violence conjugale lors de la période périnatale chez des adolescentes
Anouk Landry
Intervention infirmière par télésoins en soutien à l’allaitement maternel exclusif chez des mères de nouveau- nés à terme
Annie Boisvert
La gestion de l’hygiène menstruelle auprès d’adolescentes en Haïti : la contribution de l’infirmière clinicienne dans les pratiques d’éducation à la santé et de promotion de la santé en soins de première ligne
Isabel Fernandez
La sexualité en oncologie : un cancer chez les infirmières
Ali El-Akhras
Les soins intensifs : Comment ne pas perdre la tête? - S’outiller pour ne pas délirer -
Murielle Makardich
Les télésoins à domicile au coeur de la gestion de l’insuffisance cardiaque!
Michèle Neill-Poirier
Pas de rétention... pas de profession! : Accrochons notre relève infirmière!
Alexandra Dumas
Performance des soins infirmiers en première ligne auprès de populations vulnérables
Christine Perrouty
Quand papi et mamie ont encore du désir.
Charles Rousselle
RCR, je gère !
Sophie-Anais HEDRI
Santé Mentale et Consommation, Un Potentiel d’Interventions
Joven Allan Reolo
Une douleur qui passe inaperçue...
Anis Khazen
Une infirmière au bout des doigts !
Émilie Roy

Aïe! La douleur est aussi une réalité chez les nouveau-nés, aidons-les à mieux les soulager


Jessica Bédard-Robitaille1, Véronique Bouffard1, ETOILE MOMO DJOUAKA1, jumelle garcon1, Carol-Ann Jobin1, ouafae lahlal1, Charlene Alexis Novio1, Anastassia Tarassova1
1Université de Montréal

Dans la pratique infirmière en périnatalité, les infirmières sont souvent confrontées à effectuer des procédures douloureuses auprès des nouveau-nés. La douleur chez le nouveau-né amène plusieurs conséquences immédiates de types physiologiques, hormonales et comportementales, ainsi que des conséquences à moyen et à long terme. Cela justifie le besoin de prévenir et de mieux gérer cette douleur afin d'éviter ces conséquences. Plusieurs interventions infirmières sont déjà mises en place pour parvenir à répondre à ce problème. Parmi celles-ci, trois interventions principales ont émergé efficaces ont émergé dans les écrits, telles que l’allaitement maternel, le contact peau à peau et le sucrose. Toutefois ces interventions ne sont pas toujours utilisées de façon optimale par les infirmières des différents milieux en périnatalité. De ce fait, une amélioration de la qualité des soins serait pertinente, afin de promouvoir une meilleure gestion de la douleur chez les nouveau-nés. Le but de notre présentation est de partager nos connaissances basées sur des résultats probants afin d'émettre des recommandations visant à perfectionner la qualité de la pratique infirmière clinicienne en périnatalité. 

 

1. Leite, A. M., Linhares, M. B. M., Lander, J., Castral, T. C., dos Santos, C. B., & Scochi, C. G. S. (2009). Effects of breastfeeding on pain relief in full-term newborns. The Clinical journal of pain, 25(9), 827-832.

2. Okan, F., Ozdil, A., Bulbul, A., Yapici, Z., & Nuhoglu, A. (2010). Analgesic effects of skin-to-skin contact and breastfeeding in procedural pain in healthy term neonates. Annals of tropical paediatrics, 30(2), 119-128.

 

Au secours des parents: l’accompagnement dans les problèmes de santé chronique des enfants


Marisa Lalonde1, Émilie Chagnon1, Christine Cassivi1, Kathy Dam1, Tasnim Ben Hadj Massoud1, Cynthia Tayeh1, Anne Boisjoly1, Stefania Grigorescu1, Nathalie Déjoie1
1Université de Montréal

Lorsqu'un enfant vit avec un problème de santé chronique, la vie quotidienne de l’enfant, sa fratrie ainsi que de ses parents est perturbée. La nouvelle réalité des parents amène son lot de difficulté qui peut engendrer un stress émotionnel tel que l’anxiété ou la dépression1. Cette réalité touche la dynamique familiale, car au lieu de passer du temps en famille, ils doivent plus se préoccuper des soins à prodiguer auprès de l’enfant2. Le but de la présentation est de trouver des interventions infirmières qui permettent aux parents de mieux s’adapter à la maladie de leurs enfants et de les soutenir.  

 

Nous allons vous présenter, tout au long du colloque, différentes interventions infirmières, comme différents types de thérapies, un programme de pleine conscience et les télé-soins que vous pouvez implanter dans vos milieux de pratique afin d’offrir un meilleur soutien aux parents3,4,5. Le but commun de ces interventions est de réduire le stress et l’épuisement des parents et de favoriser leur pouvoir d’agir. Ils pourront acquérir et approfondir les connaissances afin de développer des stratégies d’adaptation. Ces diverses interventions visent à avoir un impact positif sur la qualité de vie des parents ce qui a un effet indirect sur la santé de l’enfant. L’accompagnement des parents sera favorisé par des interventions proposées par des infirmières cliniciennes. En faisant preuve de caringet d’empathie, l’infirmière sera en mesure de personnaliser l’enseignement des interventions aux parents. 

Bébé allaité, Famille en santé : Vous avez le soutien de votre infirmière


Jade Charron1, Nathalie Kapumba1, Laurie Rosa1, Meriem El Hadj Moussa 1, Azhar Belhacini1, Kimberly Seco-Idio1, Laurianne Landry1, Marion Chapuis1
1Université de Montréal

Le but de cette présentation est de proposer des interventions infirmières efficaces basées sur des résultats probants pour promouvoir l’allaitement exclusif jusqu’à six mois au Colloque Marie-France Thibaudeau.

 

Ce projet vise à faire ressortir de possibles interventions afin de soutenir et encourager l’allaitement exclusif jusqu’à six mois selon les recommandations de l’Organisation mondial de la Santé (OMS, 2018).  En effet, les écrits scientifiques confirment que le lait maternel fournit tous les nutriments essentiels, encourage la santé et un développement optimal du nouveau-né (OMS, 2018). De plus, l’allaitement exclusif jusqu’à six mois a plusieurs bienfaits, entre autres celui de protéger le nourrisson contre les maladies courantes de l’enfance, réduire les risques de mortalités associées aux différentes pathologies et permettre une récupération plus rapide (OMS, 2018). En 2017, seulement 18.9% des femmes entre 18 et 34 ans et 31.7% des femmes entre 35 et 49 ans de la province du Québec ont atteints les objectifs d’allaitement exclusif jusqu’à six mois (Gouvernement du Canada, 2018). Au terme de cette recherche, des interventions infirmières auprès de la mère et du père seront présentées et évaluées dans le but d’optimiser le taux d’initiation et d’atteinte de l’objectif d’allaitement de l’OMS. En effet, un allaitement efficace implique un travail d’équipe qui inclut la mère, le père et le bébé.

 

 

Cliniques infirmières pour optimiser les services de première ligne


Marilyn Parisé2, Catherine Giroux1,2, Halime Aboubakar1,2, Ariane Pelletier2, Marie-Claude Mc Manus1,2, Edwiane Castrine Fleury1,2, Aicha Boudraa1, Tatiana Zingan1
1Université de Montréal 2Université de Montréal

Au Québec, les urgences hospitalières sont surutilisées; 38 % des patients québécois y attendent plus de cinq heures, comparativement à 15 % en Ontario et 3 % au Royaume-Unis (Gouvernement du Québec, 2016). Les cas de priorité 4 et 5 -pouvant majoritairement être traités ailleurs, représentent plus de 60 % des visites aux urgences (Gouvernement du Québec, 2014).

 

Cette proposition au colloque Marie-France Thibodeau vise à montrer le potentiel des cliniques infirmières pour améliorer les services de première ligne. Celles-ci permettent de diminuer le temps d’attente aux urgences et améliorent l’accessibilité aux soins, la satisfaction et la santé des patients (Randall, Crawford, Currie, River, Betihavas, 2017). Les patients, recevant des soins infirmiers plutôt que médicaux sont plus satisfaits, ont une meilleure qualité de vie et de meilleurs résultats cliniques (Laurent, Van der Biezen, Watananurun, Kontopantelis et Van Vught, 2018). Toutefois, l’implantation de cliniques infirmières rencontre plusieurs obstacles, dont les décisions politiques en matière de santé, le rôle infirmier préconçu et à redéfinir au sein d’une équipe, la réticence des médecins à l’égard d’un rôle plus actif des infirmières, etc. (Contandriopoulos et al., 2018; Contandriopoulos et al., 2015). 

 

Des solutions seront proposées pour pallier ces obstacles, dont établir une collaboration avec les leaders du système de santé québécois, celle-ci étant au cœur de l’intégration et de l’avancement du rôle infirmier (Burgess et Purkis, 2010). Notre réflexion et analyse de la situation seront guidées par un cadre conceptuel conçu pour le développement, l’implantation et l’évaluation de la pratique infirmière, soit le PEPPA. 

 

 

Des recommandations simples pour la prévention des complications postopératoires.


Roukiyatou Ahohoue Soulare1, Yaldaz Bahri Ismail1, Ines Boujnah1, Yasmine Bouzeghrane1, Martine Cordeau1, Lili Jacques1, Hazar Mrad1, Tetiana Romanova1
1Université de Montréal

La phase Post-Opératoire (PO) de la chirurgie générale représente un défi majeur pour l’équipe soignante vu les multiples complications PO (Pinto, Faiz, Davis, Almoudaris et Vincent, 2016). En effet, celles-ci nuisent à la qualité de vie des patients sur le plan social, physique et émotionnel (Pinto et al., 2016). De plus, l’apparition d'au moins une complication est corrélée à une insatisfaction chez le patient (Lehmann, Monte, Barach et Kindler, 2010). Les principales complications observées sont la douleur aiguë non soulagée, le délirium et l’iléus. En effet, suite à une intervention chirurgicale, plus de 40% des patients indique avoir une douleur modérée à sévère (Sommer et al., 2008). Cette douleur est présente chez 14% des patients, quatre jours PO (Sommer et al., 2008). Or, plus de trois mois suivant l’opération, cette douleur aiguë non soulagée évolue dans plus de 32% des cas en douleur chronique (Johansen, Romundstad, Nielsen, Schirmer et Stubhaug, 2012). Quant au délirium, cette complication augmente significativement la durée d’hospitalisation (Ansaloni et al., 2010). De plus, l’iléus allonge également la durée d’hospitalisation (Gan et al., 2015) et s’avère être un prédicteur non-négligeable de réadmission (Wiseman et al., 2014). Ainsi, le but de ce projet intégrateur est de dresser un portrait global des trois complications observées sur les unités de chirurgie générale chez une clientèle adulte et de proposer des interventions infirmières non-pharmacologiques pour prévenir ces complications de façon optimale.Grâce à ces interventions non-pharmacologiques, l’infirmière est en mesure de prévenir ces complications, tout en assurant une approche intégratrice de soins.

Douleur et Anxiété: Construisez votre boîte à outils non-pharmacologiques en chirurgie orthopédique !


Alexandre Sioufi1, Carolyn Vu1, Fabiolla Côté St-Cyr1, Hoang Yen Pham1, Jalila Baibou1, Johnny On1, Madianite Paul1, Marie-Ève Tousignant1, Yvette Tertulien Milord1
1Université de Montréal

La douleur postopératoire demeure un problème majeur chez la clientèle adulte orthopédique. Selon l’étude de Gerbershagen et al. (2013), malgré la disposition d'un protocole de traitement de la douleur postopératoire, ces patients continuent à présenter une douleur modérée à sévère, évaluée à 6-7 (sur une échelle de 0 à 10). Cette dernière peut engendrer une difficulté d’adaptation aux activités de la vie quotidienne (Reay, Horner et Duggan, 2015) et une perturbation du sommeil (Wylde et al., 2011). Un des facteurs émotionnels influençant la douleur postopératoire est l’anxiété préopératoire avec une prévalence de 72% (Robleda, Sillero-Sillero, Puig, Gich et Banos, 2014).  De plus, une anxiété pré et postopératoire peuvent prolongée la durée d’hospitalisation (Nickinson, Board et Kay, 2009).

Ainsi, le but de notre projet est de recommander des moyens non-pharmacologiques pour soulager la douleur et l’anxiété chez les adultes ayant une expérience de chirurgie orthopédique.

Parmi les moyens, l’enseignement à propos de l’épisode de soins avec une séries de vidéos, ayant comme sujet l’expérience chirurgicale dans un milieu hospitalier, permet de diminuer l’anxiété préopératoire (O’Connor, Brennan, Kazmerchak et Pratt, 2016). En période postopératoire, l'écoute de la musique instrumentale, diminue de façon significative l'intensité de la douleur (Schneider, 2018). Aussi, une combinant des techniques de relaxation telles que des exercices musculaires et respiratoires ainsi que l’écoute d’une musique apaisante avec un massage de 10 minutes procure une diminution significative de la douleur (Büyükyılmaz et Aştı, 2013). L’infirmière pourrait jouer un rôle clé dans le soulagement de ces symptômes.

Être pèretenaire


Frédérique Dugas1, Véronique T.Pedneault1, Anne-Marie Boutin1, Marie Ouerdane1, Laila Bergeron1, Sherline Saint Surin1, sumeyye Uckun1, Gabrielle Guilhemjouan1
1Université de Montréal

Le but de notre présentation est de promouvoir le partenariat entre l’infirmière clinicienne et le père en mettant de l’avant des méthodes non pharmacologiques de soulagement de la douleur afin de réduire douleur et anxiété chez la mère. Plus de 50% des pères disent se sentir impuissants face à la douleur et l’anxiété de la mère pendant l’accouchement (Backstrom et Whan, 2011).

 

Selon les résultats probants, l’implication du père apporte une composante de soutien d’une importance primordiale pendant le travail obstétrical afin de réduire anxiété et douleur chez la mère, entre autres (Backstrom et Whan, 2011). À la suite de nos recherches, quelques interventions infirmières innovatrices seront présentées visant le soulagement de la douleur auprès de la mère en optimisant l’implication du père pendant les différentes phases du travail, comme par exemple la Méthode Bonapace (Bonapace et al., 2013).  

 

En utilisant ce type d’intervention infirmière, la parturiente sera en mesure d’apprivoiser et de surmonter la douleur grâce à des méthodes non pharmacologiques impliquant la participation de son partenaire, afin que le couple puisse vivre l’expérience de naissance avec un sentiment de compétence et avec aise.

 

 

Références

 

Backstrom, C. & Wahn, E. H. (2011). Support during labour: first-time fathers’ descriptions of requested and received support during the birth of their child. Midwifery, 27(1), 67-73. doi: 10. 1016/j.midw.2009.07.001

 

Bonapace, J., Chaillet, N., Gaumond, I., Paul-Savoie, E. & Marchand, S. (2013). Evaluation of the Bonapace Method: a specific educational intervention to reduce pain during childbirth. Journal of Pain Research, 653. doi: 10.2147/jpr.s46693

 

 

Intervention d’éducation pour la santé et prévention de la violence conjugale lors de la période périnatale chez des adolescentes


Anouk Landry1,2, Marjolaine Héon2
1Université de Montréal 2Faculté des sciences infirmières

Problématique : La grossesse est un événement pouvant précipiter une tension en latence ou encore intensifier une violence déjà présente (Silverman et al., 2006). La violence conjugale envers une gestante peut affecter la santé de la mère à plusieurs niveaux et compromettre le développement du fœtus (Janssen, Holt et Sugg, 2003). Les adolescentes enceintes sont particulièrement vulnérables, entre autres par leur manque d’expérience dans les relations interpersonnelles et leur difficulté d’adaptation face aux changements (Wiemann, Agurcia, Berenson, Volk et Rickert, 2000). La grossesse est un moment opportun pour intervenir auprès de cette population puisque le suivi anténatal implique des visites répétées (Espinosa et Osbourne, 2018).

 

But : Adapter et mettre à l’essai une intervention d’éducation pour la santé et la prévention de la violence conjugale auprès d’adolescentes enceintes. Ces séances ont pour objectif qu’elles acquièrent des connaissances pour favoriser des relations interpersonnelles saines, sans violence.

 

Méthode : Inspirée de l’étude de Langhinrichsen-Rohling et Turner (2011), l’intervention de ce stage sera divisée en séances où des adolescentes seront appelées à verbaliser en groupe sur leur relation intime, de manière à analyser leur situation et envisager des solutions possibles. Ces adolescentes seront recrutées lors de leur suivi de grossesse, dans un centre hospitalier universitaire.

 

Retombées : La retombée principale souhaitée est de prévenir la violence conjugale et de promouvoir la santé chez ces adolescentes enceintes. Cette intervention a pour but de briser ce cycle souvent intergénérationnel qui peut s’enclencher, afin de prévenir une violence chronique au sein de ces nouvelles familles.

Intervention infirmière par télésoins en soutien à l’allaitement maternel exclusif chez des mères de nouveau- nés à terme


Annie Boisvert1, Direction : Marjolaine Héon1, Co-Direction : Chantal Caux1
1Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal

Problématique : En 2017, le taux d’allaitement exclusif était d’environ 25,3% au Québec. Les principales raisons évoquées pour expliquer ce faible taux sont liées à des problèmes survenant à domicile, tels que le manque de lait ou des difficultés dans l’application des méthodes d’allaitement. Ces problématiques soulignent la nécessité du soutien professionnel infirmier auprès des mères dès les premières semaines suivant la naissance (USPSTF, 2016). L’utilisation des télésoins par vidéoconférence serait une forme de soutien novatrice et complémentaire aux pratiques déjà implantées pour soutenir l’allaitement maternel exclusif (Rojjanasrirat et al., 2012). But : Le but de l’étude pilote sera d’évaluer, selon une approche mixte, l’acceptabilité et la faisabilité d’une intervention infirmière par télésoins en soutien à l’allaitement maternel exclusif chez des mères de nouveau-nés à terme. Méthode : Dix mères allaitantes seront recrutéesau CHU Sainte-Justine avant leur congé de l’unité post-partum afin de recevoir l’intervention proposée pour soutenir leur allaitement pendant une période d’un mois. Des entrevues semi-structurées seront effectuées afin d’évaluer sil’intervention de soutien est réaliste et pertinente pour les mères allaitantes. Retombées anticipées : L’intervention par télésoins engendrera potentiellement des retombées positives sur l’exclusivité, l’intensité et la durée de l’allaitement (Ahmed et al., 2016).Elle pourrait également contribuer à réduire les difficultés vécues par les mères, en plus de prévenir un arrêt précoce de l’allaitement, offrant ainsi une solution intéressante pour promouvoir et soutenir l’allaitement exclusif au Québec. La présentation exposera l’état des connaissances quant à la problématique ainsi que le protocole envisagé pour cette recherche. 

La gestion de l’hygiène menstruelle auprès d’adolescentes en Haïti : la contribution de l’infirmière clinicienne dans les pratiques d’éducation à la santé et de promotion de la santé en soins de première ligne


Isabel Fernandez1, Bilkis Vissandjee1, Brigitte Edmond2, Karen Bédard3
1Faculté des sciences infirmières - UdeM 2Unité de santé internationale 3ACOSME - Unité de santé internationale

En Haïti, les femmes représentent 50.4% de la proportion démographique du pays (MSPP, 2015). Parmi celles-ci, environ 21.5% sont des adolescentes (Pan American Health Organisation, 2015). L’adolescence est une étape de la vie qui se caractérise par de multiples changements associés à la puberté (Jain et al., 2014). La puberté annonce également le début des menstruations, qui surviennent généralement entre 11 et 15 ans (Jain et al., 2014). Avec l’arrivée de la ménarche viennent les responsabilités associées à la gestion des règles et de l’hygiène menstruelle. Or, divers facteurs font en sorte que les jeunes filles peinent à appliquer les recommandations de l’UNICEF et de l’OMS en termes de bonnes pratiques d’hygiène menstruelle (Phillips-Howard et al., 2016). Des établissements scolaires en Haïti ne sont pas munis de toilettes privées avec de l’eau et du savon, privant les filles de l’intimité requise et des produits de base pour une hygiène menstruelle en toute dignité (House et al., 2012). Il en résulte une hausse d’absentéisme scolaire des adolescentes durant leurs règles (Coker-Bolt et al., 2017). Une accessibilité limitée à des produits sanitaires absorbants amène les adolescentes à utiliser des morceaux de tissu en guise de serviettes sanitaires, ce qui les exposent à des risques importants d’infections et de vaginoses bactériennes (Das et al., 2015). Par ailleurs, des tabous en lien avec les menstruations sont encore bien répandus à travers Haïti, particulièrement en région rurale. Variant d’une communauté à une autre, certains tabous impliquent que les menstruations ne doivent pas être discutées en public ou que le sang menstruel est impur (Plan International, 2018). Conséquemment, les tabous alimentent la peur et l’humiliation vécues par des adolescentes, qui sont vouées à apprendre à gérer leurs règles par elles-mêmes dans la mesure du possible. Elles ne détiennent par ailleurs pas les compétences requises, la confiance et l’autonomie pour prendre en charge leur hygiène menstruelle. Résultat d’une éducation limitée à cet effet, ces croyances renforcent la stigmatisation entourant les menstruations (Jain et al., 2014). Cela crée un obstacle additionnel dans l’atteinte d’une égalité des genres en Haïti qui, encore aujourd’hui, est régi par des normes sociales et des traditions discriminatoires à l’égard des femmes (Dormekpor, 2015). L’ensemble de ces facteurs nuisent considérablement à l’empowerment des jeunes filles.

Le but du projet intégrateur est d’élaborer et de mettre en place une activité d’éducation à la santé destinée aux infirmières en première ligne et aux intervenants scolaires, dans une perspective d’égalité des genres. Cette intervention infirmière novatrice vise à réduire les tabous autour des menstruations et à favoriser l’empowerment des adolescentes dans la prise en charge de leur hygiène menstruelle.  

Afin de dresser un portrait réaliste des défis entourant la gestion des menstruations des adolescentes, une recension des écrits, des visites terrains et des entrevues auprès des professionnels de la santé et des intervenants scolaires de différents établissements ont été effectués. Les données recueillies ont permis de cibler les objectifs de l’intervention novatrice :

  1. Comprendre la réalité des adolescentes en explorant les connaissances et les perceptions des intervenants scolaires sur la santé menstruelle.
  2. Explorer les services de santé offerts et les pratiques infirmières en lien avec la santé menstruelle auprès des professionnels de la santé. 
  3. Identifier les bonnes pratiques d’éducation à la santé pouvant contribuer à une gestion adéquate de l’hygiène menstruelle.
  4. Élaborer une activité d’éducation à la santé adaptée pour les infirmières et les intervenants scolaires en lien avec l’hygiène menstruelle des adolescentes en milieu scolaire. Cette intervention, qui considère les déterminants de la santé et les aspects d’inégalités entre les genres, outillera les intervenants à procéder eux-mêmes à l’éducation à la santé auprès des adolescents. 

En ce sens, il est attendu que cette intervention de promotion de la santé donne des outils nécessaires aux infirmières et aux intervenants scolaires pour éduquer et accompagner les jeunes filles dans la gestion de leur hygiène menstruelle. L’éducation de jeunes garçons permettra également d’optimiser les interactions entre les filles et les garçons afin de promouvoir l’égalité entre les genres, par le biais de l’étude de cas de la gestion de l’hygiène menstruelle.

La sexualité en oncologie : un cancer chez les infirmières


Liza Beudjekian1, Prudence Caroni1, Valérie Drouin1, Ali El-Akhras1, appoline blandine Kuiting Ninkouo1, Amélie Quenneville1, Kathy St-Amour1, Isabelle Talbot 1
1Université de Montréal

La sexualité est un aspect fondamental de la Personne. Cet aspect englobe notamment l’identité, l’orientation sexuelle, l’intimité ainsi que la reproduction (Organisation mondiale de la Santé, 2012). Différents auteurs attestent que la sexualité en contexte oncologique est un enjeu peu abordé par les professionnels de la santé (Reese et al., 2017). En effet, 78% de ces professionnels n’en parlent pas lors des interactions avec l’usager (Reese et al., 2017). Ceci peut s’expliquer par différents facteurs; tels que l’âge ou encore l’expérience des professionnels (Reese et al., 2017). D’autres auteurs suggèrent que 65% des professionnels n’ont pas le temps d’aborder ce sujet et que l’environnement physique est inadapté pour assurer la confidentialité (Jonsdottir et al., 2016). Les professionnels mentionnent que la sexualité oncologique est un sujet qui devrait faire partie de leurs discussions auprès des clients (Jonsdottir et al., 2016; Saunamäki et Engström, 2015). Les infirmières déplorent un manque de formation et affirment que le sujet est difficile à aborder (Jonsdottir et al., 2016; Saunamäki et Engström, 2015). Ainsi, le but de la présentation est de proposer une intervention infirmière s’inspirant du cadre conceptuel de Jeffries (2005). L’intervention est un atelier de simulation comprenant des jeux de rôle avec des patients simulés (acteurs formés) et un animateur. La formation augmente le taux de discussion sur la sexualité et la confiance des infirmières (Hordern et al., 2009). Cette intervention permettrait de guider les infirmières dans leur accompagnement de la Personne afin qu’elles puissent vivre pleinement leur sexualité, et ce, malgré la maladie.

Les soins intensifs : Comment ne pas perdre la tête? - S’outiller pour ne pas délirer -


Murielle Makardich1, Xavier Lajeunesse-Arguello1, Marie-Claude Lessard1, Jennifer Jones1, France Grenier Lahitte1, Arvin Marc Arenas1, Jean-philippe Croteau1, Carla Ramirez-Valdivia1, Karolann Sigouin1
1Université de Montréal

Une hospitalisation aux soins intensifs peut entraîner plusieurs répercussions sur l’état de santé des patients notamment par l’apparition d’un delirium constaté chez 31% de cette clientèle (Salluh et al., 2015). Cette condition n’est pas sans conséquence puisque selon plusieurs auteurs, celle-ci serait associée à une augmentation de la durée d’hospitalisation, d’usage de la ventilation mécanique ainsi qu'à un risque de mortalité plus élevé (Salluh et al., 2015 ; Van den Boogaard, Schoonhoven, Van der Hoeven, Van Achterberg et Pickkers, 2012). Par ailleurs, le delirium n'affecte pas uniquement les patients et leurs familles, mais aussi les soignants. Selon Zamoscik, Godbold et Freeman (2017), les infirmières ayant sous leur responsabilité professionnelle un patient souffrant de delirium rapportent avoir vécu de la frustration et d’avoir vécu une expérience éprouvante sur les plans physique et émotionnel. Une recherche approfondie de la littérature a permis de mettre en évidence un outil infirmier permettant de prévenir et de gérer plus efficacement le delirium des adultes hospitalisés à cette unité, soit l’intervention à plusieurs composantes ABCDE (Awakening and Breathing Coordination, Delirium monitoring/management, and Early exercise/mobility) (Balas et al., 2014). Par ce projet intégrateur, les infirmières seront plus sensibilisées à leur rôle central dans la gestion de cette problématique et seront mieux outillées pour exercer leur plein potentiel infirmier.

Les télésoins à domicile au coeur de la gestion de l’insuffisance cardiaque!


Michèle Neill-Poirier1, pelargie mabou1, Alexandre Bergeron1, Marie-Delphine Pierre1, Laurence Demers1, Samara El Nasbeh1, Evelyne Desilets1, Mania Sylfra1, Natalia Diachenco1
1Université de Montréal

Le but de cette présentation est de sensibiliser les infirmières à l’impact positif des télésoins à domicile pour les adultes atteints d’insuffisance cardiaque. En effet, plusieurs symptômes de la maladie ont des conséquences néfastes sur la qualité de vie des Personnes. Ainsi, des auteurs (Walthall, Jenkinson et Boulton, 2016) recommandent de développer des stratégies d’autogestion afin d’éviter les hospitalisations et le risque de mortalité. Les télésoins peuvent pallier à ces symptômes puisqu’ils permettent d’éduquer les patients sur la gestion de leur maladie et les suivre à distance. Boyne et al. (2014) ont démontré que cette intervention avait une influence significative sur le niveau de connaissances, les auto-soins, l’auto-efficacité et la compliance au traitement des personnes vivant avec l’insuffisance cardiaque. De plus, les télésoins réduisent les causes de mortalité, les hospitalisations et leur durée grâce à l’amélioration de l’autogestion (Clark, Dierckx et Cleland, 2015). Aussi, Klersy et al. (2011), ont démontré qu’il y avait un impact économique majeur compte tenu du coût relié aux hospitalisations. Toutefois, plusieurs pensent que cette intervention est irréaliste compte tenu de l’âge des patients et le manque possible de connaissances des technologies. L’étude de Boyne et al. (2014) indique clairement que l’adhérence à l’utilisation des technologies par les adultes de 18 ans et plus est de 90%. En résumé, suite aux effets bénéfiques démontrés, il est primordial que les infirmières soutiennent cette intervention dans leurs milieux afin qu'elle soit implantée comme service à la population.

Pas de rétention... pas de profession! : Accrochons notre relève infirmière!


Alix Bouchard1, Simon Gendron-Barrette1, Solange Marinette Ngatcha1, Isabelle Roch-Rezanowicz1, Alexandra Dulong1, Alexandra Dumas1
1Université de Montréal

Près du quart des infirmières nouvellement diplômées (IND) quittent la profession après moins de cinq ans de pratique (OIIQ, 2017). De nombreux écrits rapportent des facteurs pouvant expliquer cette statistique. En effet, la préparation inadéquate de cette clientèle à l’intégration des milieux hospitaliers est un facteur qui émerge dans les écrits (Chachula, Myrick et Yonge, 2015; Halpin, Terry et Curzio, 2017; Pasila, Elo et Kääriäinen, 2017). De ce fait, les IND expriment ressentir un manque de confiance envers leurs propres compétences (Duchscher, 2009; Halpin et al., 2017).

 

Ainsi, l’objectif de notre présentation au Colloque Marie-France Thibaudeau est de proposer des interventions novatrices permettant d’améliorer le sentiment de compétence des IND et d’ainsi favoriser leur entrée et maintien dans la pratique. Basé sur des résultats probants, nous recommandons des interventions pédagogiques utilisant la technologie, telles que la simulation interdisciplinaire (Rhodes, Grimm, Bradas, McClendon et Noeller, 2016) et la réalité virtuelle (Tsai, 2008) afin que l’évolution de la pratique infirmière soit en symbiose avec le développement des nouvelles technologies.

Performance des soins infirmiers en première ligne auprès de populations vulnérables


Christine Perrouty1
1Christine Perrouty, Faculté des sciences infirmières de l'Université de Montréal

Les services de premières lignes sont considérés comme une approche ayant le potentiel de renforcer la pérennité du système de santé. Cependant le rapport produit par le Commissaire à la santé et au bien-être (Salois, 2015) fait état du niveau de performance sous-optimal des soins primaires au Québec. Ce phénomène entraine des événements indésirables avec des conséquences néfastes pour une population vulnérable qui présente des niveaux élevés de besoins de soins de santé. Les écrits montrent que les IPSPL sont une avenue prometteuse dans l’amélioration de la performance du système, en optimisant la qualité et la continuité des soins et services (Brault et al., 2014). Cependant, aucune étude ne s’est penchée sur la mesure quantitative de la performance des soins offerts par ces professionnelles auprès de populations vulnérables.

Le but de la recherche est d’explorer le développement d’indicateurs de performance des services de première ligne auprès d’IPSPL qui prodiguent des soins à une population vulnérable. Un devis descriptif corrélationnel longitudinal sera employé avec un échantillon de convenance. La collecte de données se fera par l’entremise du logiciel I-CLSC. L’ensemble des patients qui sont suivis au CLSC des Faubourgs représentent la population à l’étude. En nous basant sur cinq indicateurs de performance issus du modèle de l’Institut canadien d’information à la santé (2013), nous pouvons prévoir une amélioration de la qualité des soins qui sont prodigués par les IPSPL. Ainsi, en plus d’apporter de nouvelles connaissances, ce mémoire va permettre de comprendre comment on peut améliorer la pratique clinique.

Quand papi et mamie ont encore du désir.


Akila Benyahia1, Stella Conté1, Thillé Dia1, Mirela Dibra1, Abdelali Latif1, Caroline Morin1, Charles Rousselle1, Maude Vidal1
1Université de Montréal

    La sexualité peut prendre la forme d’affection, d’intimité, de romance, de camaraderie, de soins personnels, de touchers et de coquetterie, donc toute activité qui apporte la sensation de se sentir aimé. Lorsque ce sujet est transposé aux personnes âgées, nombreux sont ceux qui esquissent un sourire en signe de pudeur. Malgré qu’elles continuent à ressentir du désir, les personnes âgées vivant en milieux de vie substitués limitent l’expression de leur sexualité (Gewirtz-Meydan et al., 2018). L’approche des infirmières est un facteur clé dans l’assouvissement de ce besoin. En effet, selon Bauer, McAuliffe, Nay et Chenco (2013), le manque de connaissance des infirmières sur ce sujet les amène à agir négativement envers cette clientèle.

 

    Le but de la présentation sera de sensibiliser les infirmières sur l’importance du besoin sexuel des personnes âgées pour ainsi changer leur regard concernant la sexualité des ainées. Dans ce sens, le modèle Ex-PLISSIT de Taylor et Davis (2006) permettrait aux infirmières de repenser leur pratique en rapport avec la sexualité des personnes âgées.

 

    L’application de ce modèle dans un milieu de vie substitué permettrait aux les professionnels de la santé de mieux accompagner les personnes âgées quant à leur sexualité dans ce contexte. Ainsi, davantage de personnes âgées seront heureuses de pouvoir s’aimer librement et de pouvoir pratiquer leur sexualité sainement sans être stigmatisées.

RCR, je gère !


Sophie-Anais HEDRI1, Iulian Antoniu SAVIN1, Viviane KANYANA1, Joseph Khuni MABIALA1, Sain Jean NOUNDOU1, Marie Asnie JOSEPH1, Meriem Nadia REZINI1, Najat HALOUI1
1Université de Montréal

La réanimation cardiorespiratoire (RCR) est une situation complexe et fréquente qui engendre beaucoup de stress chez les infirmières (1). En effet, près de 78% des situations marquées par une décompensation d'un patient sur une unité de médecine sont reliées à des arrêts respiratoires (1). Malgré les équipes dédiées spécifiquement au RCR, les infirmières de l’étage sont souvent les premières répondantes aux annonces de codes bleus. La rapidité et l'efficacité de leurs actions s’avèrent donc primordiales. Selon des auteurs il y a plusieurs barrières perçues par ces professionnelles lors d’une RCR soit, un entraînement insuffisant, un manque de compétences et de confiance en soi ainsi qu’une charge de travail supplémentaire (2). Conséquemment, une sous-préparation des infirmières lors d’une RCR retarde l'intervention et diminue les chances de survie du patient (2). Cependant, certaines pratiques telle qu’une simulation accroîtrait l’efficacité et la confiance en soi chez les infirmières (3). À la lumière de ces données, il serait pertinent de mettre en place une intervention de formation de courte durée composée de trois étapes: une simulation initiale avec une évaluation des compétences, une rétroaction structurée basée sur les meilleures pratiques et une simulation finale. La rétroaction structurée se concentrera sur l’initiation rapide des compressions thoracique et la défibrillation (4). Le but de cette présentation est donc d’augmenter le niveau de connaissances et la qualité des interventions en situation de RCR chez les infirmières sur les unités de médecine afin que celles-ci se sentent plus en confiance pour assurer une sécurité optimale des patients.

Santé Mentale et Consommation, Un Potentiel d’Interventions


Anne Bernardi1, Nerdjes Gahlouz1, YVETTE CHOUAMEDJEU KWEMO1, Stephanie Bumba1, Mariama Pelanken Mbouandi1, Emilie Provost-Tremblay1, Joven Allan Reolo1
1Université de Montréal

Les problèmes de consommation sont fréquents chez les personnes souffrant d’un trouble de santé mentale. Ainsi, 47% des personnes atteintes de schizophrénie présentent problème de consommation. Cette problématique a aussi été observée chez d’autres populations, soit 29% chez ceux atteints de troubles dépressifs et 40% chez les bipolaires (Jorgensen, Nordentoft et Hjorthoi,  2018). Toujours selon cette étude, les personnes souffrant d’un trouble psychiatrique concomitant avec un problème de consommation se présentent souvent aux urgences et la durée de leur hospitalisation est prolongée. De plus, les personnes avec des problèmes de santé mentale et un problème de consommation sont aussi plus à risque de suicide (Ostergaard, Nordentoft et Hjorthoj, 2017).

 

Par ailleurs, Barry, McGinty, Pescosolido et Goldman (2014) suggèrent qu’il existe une stigmatisation sociale envers les individus souffrant de troubles mentaux sévères et ayant un problème de consommation. Cette stigmatisation perpétue des attitudes de discrimination envers cette population. Dans une revue systématique, Boekel, Brouwers, Weeghel et Garretsen (2013) ont montré que les professionnels de la santé peuvent aussi avoir une attitude négative envers cette clientèle. De surcroît, les professionnels de la santé, dont les infirmières, stipulent être moins outillés pour intervenir auprès de cette clientèle ayant un problème de consommation (Boekel et al., 2013).

 

Ainsi, le but de cette présentation est de proposer plusieurs interventions infirmières, dont l’entretien motivationnel, pour accompagner et soutenir cette clientèle (Cleary, Glenn, Hunt, Matheson et Walter, 2009).

 

Une douleur qui passe inaperçue...


Anis Khazen1, Mariane Plaisance1, Emilie Hubert1, zena nasrallah1, Adil El hachimi1, Michelle Kosikowski1, Mariève Proulx1, Ysabée Racine1, Sydney Neil1
1Université de Montréal

La démence chez les personnes âgées est caractérisée par une détérioration de l’état cognitif engendrant une barrière importante de l’expression de la douleur (Zwakhalen, Hamers, Abu-Saad et Berger, 2006). Snow et al.  (2004) proposent un modèle conceptuel permettant de bien démystifier les facteurs qui influencent la douleur chez la personne vivant avec une démence avancée. Les facteurs abordés dans ce modèle auront une influence sur l’outil utilisé, car ils constitueront les éléments de bases de celui-ci. L’évaluation de la douleur prend donc une portion importante des interventions infirmières à l’urgence. Diverses grilles et échelles permettent d’évaluer ce problème dans cette population, mais elles nécessitent du temps. Par contre, peu d’échelles prennent compte de la limite de temps qu’impose l’urgence (Fry, Arendts et Chenowetch, 2017). Il est donc essentiel, pour l’infirmière qui exerce dans ce milieu, d’utiliser des outils qui permettent de maintenir la sécurité des soins sans augmenter le temps nécessaire pour les réaliser. Le but de ce projet est de présenter l’outil Pain Assessment in Advanced Dementia Scale (PAIN-AD). Cet outil est concis, rapide et permet une évaluation de la douleur spécifique à la clientèle souffrant de démence avancée (Fry et al., 2017). La précision et le maintien d’une telle évaluation complète permettraient de prendre une place intéressante dans les soins infirmiers auprès des patients vivant de la démence à l’urgence. Cet outil propose divers avancé qui peut améliorer la pratique infirmière à l’urgence tout en soulageant la douleur de cette clientèle.

 

Une infirmière au bout des doigts !


Béatrice Boursiquot1, Cristina Bustillo1, Simon Germain1, Ioana Minoiu1, Éléonore Ouellette1, Jessyca Paquette1, Émilie Roy1
1étudiant(e)

Le contrôle de la glycémie est essentiel dans la gestion du diabète1. Selon l'Agence de la santé publique du Canada (2011), 50% des patients  diabétiques présentent une glycémie qui ne se trouve pas dans les limites recommandées1. Les télésoins à domicile permettent de suivre l'état de santé du patient via une application mobile. Ainsi, il est possible de surveiller entre autres sa glycémie, sa pression artérielle, son poids et son niveau d'activité physique.2 Ce monitorage se fait en simultané à partir du domicile du patient jusqu'à l'infirmière œuvrant à l'hôpital2. L'infirmière peut voir les paramètres du patient à l'aide d'outils technologiques reliés à une application mobile et peut le contacter lorsqu’il présente une valeur critique2. De plus, lorsque le patient entre ses données, une rétroaction automatique basée sur un protocole d'intervention s'affichera afin d'indiquer au patient quoi faire selon sa condition2.

 

Cette présentation a pour but de sensibiliser les infirmières aux avantages d'utiliser les télésoins lors du suivi des patients adultes diabétique de type 2. Selon les écrits scientifiques, ce type d'intervention a permis une diminution significative de l'hémoglobine glyquée et du poids chez les patients2. Par ailleurs, les participants qualifient cette intervention d'utile et de facile à réaliser dans leur quotidien2. De plus, l’intégration des télésoins dans la pratique permet d’augmenter la satisfaction au travail des infirmières, en plus de réduire le stress perçu par celles-ci3.

 

Suite à cette présentation, vous serez convaincu d’utiliser les télésoins pour faire le suivi de vos patients diabétiques de type 2 !