Blessures auto-infligées chez la clientèle pédiatrique desservie par le CHUS
Jeanne Beauregard
Caractérisation des altérations cardiorespiratoires dans un modèle ovin nouveau-né de sepsis bactérien
Stéphanie Nault
Effets de la thérapie enzymatique de remplacement sur les souris atteintes de mucopolysaccharidose de type II (Maladie de Hunter)
Iskren Menkovic
Effets de la ventilation liquidienne totale sur les dommages pulmonaires induits par la ventilation mécanique dans un modèle ovin de déficit en surfactant
Michaël Sage
Évaluation des données chez les enfants diabétiques et comparaison entre centres pédiatriques de diabète
Valérie Goettel
Facteurs de risque hémodynamiques de dilatation aortique chez les patients atteints de bicuspidie aortique
Samuel Blais
Faisabilité d’un registre québécois des cardiopathies congénitales
Antoine Déry
FREQUENCY : Évaluation de la performance du dépistage prénatal des malformations cardiaques congénitales au Québec
Mikhail-Paul Cardinal
L’humidité domestique et l’hyperréactivité bronchique chez les enfants en Estrie – Validation d’un questionnaire sur l’humidité et la moisissure – Résultats préliminaires
Sophie Gueniche
Nutrition knowledge in children with type 1 diabetes and their parents: is it improving with time?
Claudia Nuncio-Naud
Présence parentale en transport interhospitalier pédiatrique
Virginie Plante
Résultats préliminaires du programme EMMIE (Entretien Motivationnel en Maternité pour l'Immunisation des Enfants) : amélioration de l'intention de vaccination et diminution de l'hésitation des parents
Julie Bergeron
The Innate Immune Sensor, NLRX1, Inhibits Early Stages of CNS Inflammation and Prevents the Onset of MS-like disease in mice
Marjan Gharagozloo

Blessures auto-infligées chez la clientèle pédiatrique desservie par le CHUS


Jeanne Beauregard1, claude cyr1
1Université de Sherbrooke

Historique: Le suicide, dans la population pédiatrique, représente un sujet d’importance en termes de santé publique. Une hausse des tentatives suicidaires devient un autre problème proéminent au niveau canadien vu leurs incidences en augmentation. Cette population, moins étudiée, demeure la plus à risque de suicide dans le futur.

Méthodes : Tous les dossiers de patients de moins de 18 ans ayant consulté au Centre Hospitalier de Sherbrooke (CHUS) pour une tentative de suicide, entre 2006 et 2016, ont été recensés. Les caractéristiques personnelles et psychosociales des jeunes hospitalisés entre 2013 et 2016 ont été analysées afin d'identifier les facteurs de risque menant à la tentative de suicide.

Résultats : Un total de 240 hospitalisations pour tentatives de suicide a été recensé entre 2006 et 2016.  Des 118 dossiers retenus entre 2013 et 2016, plusieurs constatations émergent. Les hospitalisations pour tentatives de suicide augmentent sur le territoire étudié tel que dans la tendance canadienne. L’âge médian des patients est de 15 ans (11-17 ans) et de sexe féminin (85%). La majorité des jeunes détenait déjà un dossier de suivi en santé mentale dont 61% avaient déjà été évalués en psychiatrie antérieurement. Les conflits familiaux (55%) et amoureux (49%) se démarquent comme principaux déclencheurs des tentatives. 27% ont lancé un appel à l’aide avant de commettre leur geste. L’intoxication par médicaments est le moyen le plus fréquemment utilisé (83%). Les médicaments en vente libre se retrouve dans multiples de ces tentatives (Tylenol dans 42% des cas, Advil dans 15% des cas, etc). La moyenne des durées de séjour se situe à 10,2 jours par patients donc des coûts élevés pour la société. Selon les données de suivi disponibles, 19% des cas étudiés ont commis une ou plusieurs tentatives de suicide suite au premier épisode analysé.

Conclusion : Les tentatives suicidaires représentent un phénomène en augmentation dans la population pédiatrique ce qui doit susciter une réflexion pour améliorer la prévention dans ce domaine. La diminution de l’accès aux médicaments en vente libre, de meilleures ressources pour les familles et l’éducation aux professionnels apparaissent comme des pistes de solution.

Caractérisation des altérations cardiorespiratoires dans un modèle ovin nouveau-né de sepsis bactérien


Stéphanie Nault1, Vincent Creuze2, Annabelle Levasseur1, Charlène Nadeau1, Nathalie Samson1, Jean-Paul Praud1
1Départements de Pédiatrie et Pharmacologie-Physiologie, Université de Sherbrooke, Canada 2Département de LIRMM, Université de Montpellier, CNRS, France

INTRODUCTION: Le sepsis néonatal entraine des événements cardiorespiratoires sévères qui participent à la morbidité et mortalité importantes chez le nouveau-né, en particulier chez le prématuré. Le lien entre sepsis néonatal, inflammation et altération du contrôle cardiaque et respiratoire a surtout été étudié dans des modèles murins et demeure mal compris. Notre programme de recherche vise à caractériser plus précisément ce lien dans un modèle ovin plus proche du nouveau-né humain.

 

MÉTHODES: Deux polysomnographies de six heures ont été réalisées chez huit agneaux nés à terme (3.3 ± 0.7 kg). Le premier enregistrement a été réalisé suite à une injection IV de NaCl 0,9% (=condition contrôle), et le deuxième suite à l’injection IV de 2,5 µg/kg de lipopolysaccharides (LPS) 0127: B8 de E. coli. La température corporelle, les gaz sanguins artériels, les stades de conscience, l'activité locomotrice (distance totale parcourue et pourcentage d’activité), la fréquence respiratoire et cardiaque, la pression artérielle, les apnées et les ralentissements cardiaques ont été enregistrés.

 

RÉSULTATS: L’injection de LPS a augmenté la température corporelle [ᐃTo au pic = 1,2°C, p = 0,01] et diminué l’activité locomotrice [p = 0,03] et l’éveil agité [21 (17;23) vs. 28 (19;31)%, p = 0,01]. De plus, la fréquence cardiaque [245 (229;261) vs. 180 (172;183) .min-1, p = 0,005], la fréquence respiratoire [61 (59;63) vs. 49 (47;52) .min-1, p = 0,0005] et le nombre de ralentissements cardiaques [36 (31;50) vs. 18 (13;25) p = 0,04] ont augmenté, alors que la durée totale des apnées [35,7 (18,2;61,6) vs. 88,5 (42,7;133,7) s, p = 0,04] a diminué.

 

CONCLUSION: L’injection IV de LPS chez l’agneau nouveau-né à terme entraine un sepsis bactérien avec altérations du contrôle cardiorespiratoire. L’analyse plus précise de ces altérations est en cours (variabilité cardiaque et respiratoire), et ces résultats ouvrent la voie à des études similaires chez les agneaux prématurés.

Effets de la thérapie enzymatique de remplacement sur les souris atteintes de mucopolysaccharidose de type II (Maladie de Hunter)


Iskren Menkovic1, Pamela Lavoie1, Michel Boutin1, Christiane Auray-Blais1
1Service de Génétique, Département de pédiatrie, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, QC, Canada

Introduction

La mucopolysaccharidose de type II (MPS II) est une maladie lysosomale liée à l’X, causée par un déficit de l’iduronate-2-sulfatase (I2S), menant à l’accumulation de deux glycosaminoglycans, soit l’héparan sulfate (HS) et le dermatan sulfate (DS) dans les tissus et liquides biologiques. La thérapie enzymatique de remplacement (TER) consiste en une infusion hebdomadaire d’une enzyme analogue à l’I2S. À ce jour, aucune méthode analytique n’a permis d’évaluer quantitativement et précisément le profil de distribution du HS et DS au niveau des différents organes et liquides biologiques touchés par la MPS II et l’effet de la TER sur ces organes. Notre hypothèse est qu’il existe une variabilité au niveau de la distribution des deux biomarqueurs dans différents tissus et liquides biologiques de souris MPS II traitées, non traitées et contrôles. Notre objectif principal consiste donc à étudier la distribution du HS et DS dans le cerveau, le foie, les reins, les intestins, le cœur, les poumons, la rate, ainsi que dans l’urine et le plasma des souris mentionnées ci-dessus en utilisant une méthode développée et validée par spectrométrie de masse en tandem couplée à la chromatographie liquide (UPLC-MS/MS).

 

Matériels et méthode

Les tissus de souris MPS II et contrôles (Jackson Laboratories, Bar Harbor, ME) sont broyés uniformément à l’aide d’un homogénéisateur à billes de céramique. Un aliquot est ensuite évaporé sous jet d’azote et une réaction de méthanolyse est effectuée à 65°C pour 55 minutes. Des standards deutérés sont utilisés. Les échantillons sont ensuite évaporés sous l’azote et resuspendus dans une solution 90:10 acétonitrile/eau pour quantification par UPLC-MS/MS (Xevo-micro, Waters Corp.). Des souris MPS II traitées (n=8) et non traitées (n=8) pour 8 semaines, contrôles (n=16) et les souris traitées (n=7) pendant 16 semaines ont été évaluées.

 

Conclusions

Une méthode de 6 minutes a été développée et validée en UPLC-MS/MS. L’étape de validation a permis d’établir que la méthode proposée est robuste, avec un haut niveau de précision et de justesse (< 12% biais). L’analyse des souris a révélé des différences significatives au niveau de la distribution du HS et DS dans les tissus et les liquides biologiques des différents groupes de souris. Les concentrations de HS étaient supérieures aux concentrations de DS dans toutes les matrices chez les souris MPS II, avec une augmentation très importante au niveau du foie. Les plus fortes concentrations de DS ont été mesurées au niveau des poumons. La TER a permis de réduire significativement les concentrations de HS et DS dans tous les tissus sauf dans le cerveau, car la TER ne passe pas la barrière hématoencéphalique. Le traitement de 16 semaines ne permet pas de diminuer davantage les niveaux de HS et DS mesurés après 8 semaines de traitement. Au niveau des liquides biologiques, il a été observé que 2 semaines de traitement sont suffisantes pour réduire la concentration des deux biomarqueurs à des niveaux similaires aux souris contrôles. L’excrétion du HS et DS est environ 30 à 40 fois plus grande dans l’urine des souris MPS II que dans le plasma.

Effets de la ventilation liquidienne totale sur les dommages pulmonaires induits par la ventilation mécanique dans un modèle ovin de déficit en surfactant


Michaël Sage1, Sofia Marouan2, Claudia Forand-Choinière3, Claire Berger4, Mathieu Nadeau5, Benoit Chabot6, Philippe Micheau5, Jean-Paul Praud1,3, Étienne Fortin-Pellerin1,3
1Département de Pharmacologie-Physiologie 2Département de pathologie 3Département de Pédiatrie 4Département de médecine, Université de Poitiers, France 5Département de Génie Mécanique 6Département de Microbiologie/Infectiologie

La ventilation mécanique gazeuse (VG) chez les grands prématurés entraine des dommages pulmonaires qui contribuent au développement de la dysplasie bronchopulmonaire. La ventilation liquidienne totale (VLT), qui utilise un perfluorocarbone liquide avec une faible tension de surface pour remplir et ventiler les poumons, pourrait diminuer ces dommages. OBJECTIF : Tester l’hypothèse selon laquelle la VLT est moins délétère que la VG dans un modèle ovin de déficit en surfactant. MÉTHODES: Quatorze agneaux (1-4 jours, 3.2±0.9 kg) ont été intubés, anesthésiés, paralysés et comparés à 5 agneaux contrôles non ventilés. Le déficit en surfactant a été induit par lavages répétés jusqu’à l’obtention d’une PaO2/FiO2 < 100 mmHg durant 20 min. Les agneaux ont été randomisés en VG (n=7) ou VLT (n=7). Après 5h de ventilation, les poumons ont été récoltés dans les zones dépendantes et non dépendantes pour analyse histologique et qRT-PCR. RÉSULTATS: Dans les régions dépendantes, le score histologique d’inflammation (2.1±1.6 vs 4.0±1.5, p=0.04) était plus bas chez les agneaux VLT; simultanément, l’expression d’HIF-1alpha était augmentée (3.5±1.5 vs 1.3±0.3, p<0.001) et celle d’élastase diminuée (0.7±0.4 vs 1.7±0.7, p=0.004). Dans les régions non dépendantes, aucune différence significative n’a été révélée au niveau du score histologique d’inflammation entre les groupes VLT et VG et l’expression d’aquaporine-1 (1.8±0.8 vs 1.0±0.4, p=0.04) et d’HIF-1alpha (3.2±1.5 vs 1.6±0.4, p=0.03) était augmentée dans le groupe VLT. CONCLUSION: Selon le score histologique, la VLT semble être protectrice dans les zones dépendantes en comparaison avec la VG. La plus grande expression d’HIF-1alpha et la plus faible expression d’élastase, deux molécules pro-développementalles impliquées dans le développement de la dysplasie bronchopulmonaire, bien que prometteur, demandent confirmation, notamment dans un modèle ovin prématuré.

Évaluation des données chez les enfants diabétiques et comparaison entre centres pédiatriques de diabète


Valérie Goettel1, Dre Diane Rottembourg1
1Université de Sherbrooke

Le registre « SWEET » compilant des données cliniques et biochimiques chez les enfants diabétiques a été créé en 2008 en Allemagne, avec comme objectif de réduire les inégalités entre les soins aux enfants diabétiques. Une soixantaine de centres pédiatriques, principalement européens, se sont joints à l’initiative, tout comme notre centre depuis 2017. Plusieurs études scientifiques ont été publiées portant sur ce registre.

 

Nous présentons les résultats d’une étude qui visait à comparer les caractéristiques cliniques et métaboliques des enfants diabétiques suivis au CIUSS de l’Estrie - CHUS par rapport aux données issues du registre SWEET.

 

Les patients âgés de moins de 18 ans suivis pour un diabète de type 1 au CHUS ont été approchés pour faire partie de ce registre anonymisé. 177 patients ont été recrutés entre février 2017 et juillet 2018 (soit près de 85% des patients suivis à la clinique). Des données sur leur diagnostic initial (mode de présentation, date) et sur des caractéristiques actuelles (traitement par pompe ou injections, HbA1c, âge, etc) lors de la visite de recrutement ont été colligées dans une banque de données.

 

Nous présentons ici les résultats principaux :

1- le nombre de patients ayant eu une acidocétose comme mode de présentation de leur diabète est plus élevé dans notre clinique par rapport aux données du registre SWEET (acidocétose au diagnostic = 46,7% vs 24.3% p < 0,0001). Toutefois pour les diagnostics les plus récents (4 dernières années, n=86) le pourcentage d’acidocétose est de 34%.

2- du point de vue géographique, il y avait 35 des 72 cas d’acidocétose pour qui la prise en charge initiale était faite dans des centres d’urgence autre que le CHU Fleurimont. Les acidoses sévères (pH<7,1) y étaient plus fréquentes (51% versus 30%).

3- concernant le contrôle métabolique, le pourcentage d’enfants atteignant les cibles d’HbA1c recommandées par les sociétés savantes (soit HbA1c < 7,5%) est de 18,7% dans notre clinique comparé à 33,1% dans le registre SWEET. Le groupe d’âge avec le moins bon contrôle métabolique est celui des enfants de moins de 6 ans (HbA1c moyenne= 8,31 vs 7,63 pour le registre SWEET). Dans notre clinique, 30% des enfants de moins de 6 ans ont une thérapie par pompe à insuline, comparativement à 52,8% dans le registre SWEET.

4- chez les diabétiques connus, des incidents de type acidocétose ou hypoglycémie sévère, survenus dans l’année précédant leur visite de recrutement, étaient plus fréquents que dans l’ensemble du registre SWEET: 3.99 événements/100 patients années pour l’acidocétose et 4,66 évènements/100 patients années pour les hypoglycémies (comparé à 2,5 et 4,4 respectivement).

 

Cette étude permet de soulever des particularités chez les enfants diabétiques suivis au CHUS et ouvre la voie à certaines pistes d’amélioration des soins qui leurs sont offerts.

 

 

Facteurs de risque hémodynamiques de dilatation aortique chez les patients atteints de bicuspidie aortique


Samuel Blais1,2, Léamarie Meloche-Dumas3, Frédéric Dallaire1,2, Anne Fournier4, Nagib Dahdah4
1Département de pédiatrie, Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke 2Axe Mère-Enfant, Centre de Recherche du CHUS 3Département de chirurgie générale, Hôpital Maisonneuve-Rosemont 4Département de pédiatrie, Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine

MISE EN CONTEXTE : La bicuspidie aortique est la malformation cardiaque la plus prévalente. La pathologie est décrite anatomiquement par la fusion congénitale de deux des trois feuillets de la valve aortique, qui est normalement tricuspide. Il y a plusieurs sous-types de bicuspidie, dépendamment de la localisation de la fusion. Les patients atteints de bicuspidie aortique sont plus à risque de présenter une coarctation de l’aorte et de développer une pathologie valvulaire aortique (sténose et/ou régurgitation) et une dilatation de l’aorte ascendante. La dilatation excessive de l’aorte ascendante engendre un risque élevé d’anévrysme et de dissection aortique. Il a été avancé comme hypothèse que la dilatation de l’aorte chez cette population serait causée par un stress hémodynamique entraîné par exemple par une pathologie valvulaire qui augmente les forces de cisaillement au niveau de l’aorte.

OBJECTIFS: Le but de ce projet est d’identifier des facteurs de risque hémodynamiques de dilatation de l’aorte chez les patients avec bicuspidie aortique isolée. L’objectif secondaire est de déterminer si la vitesse de dilatation de l’aorte varie en fonction du type de bicuspidie aortique.

MÉTHODOLOGIE : Pour atteindre cet objectif, nous proposons de réaliser une étude de cohorte rétrospective. Toutes les échocardiographies de patients de < 20 ans, avec un code diagnostique correspondant à la bicuspidie aortique, réalisées à l’hôpital Sainte-Justine entre 1999 et 2016 ont été extraites de leur base de donnée d’échocardiographie. Les patients avec une autre malformation cardiaque majeure ont été exclus. Nous avons collecté l’information sur le type de fusion, le degré de sténose et de régurgitation, la présence de coarctation de l’aorte ainsi que les mesures de la circonférence de l’aorte. Les principaux facteurs de risque hémodynamiques ont été identifiés à l’aide d’un modèle de régression mixte par une méthode d’inclusion hiérarchique ascendante.

RÉSULTATS : Au total, 3148 échocardiographies (761 patients) ont été incluses dans les analyses. La médiane du nombre d’échographies par patient est de 3.0 ± 4.0 échocardiographies, équivalent à une médiane de 4.4 ± 7.4 années de suivi. Dans le modèle de régression multivarié, la dimension de l’aorte montre une relation linéaire avec l’âge. Les facteurs hémodynamiques qui augmentent de façon significative la vitesse de dilatation de l’aorte sont : un degré élevé de régurgitation aortique et une plus faible circonférence de valve aortique et ce, lorsque le modèle est corrigé pour la sévérité de sténose aortique, le type de fusion et la présence d’une coarctation de l’aorte. Ces derniers paramètres ont tous montrés des associations non-significatives avec la vitesse de progression mais influencent la moyenne globale de circonférence aortique.

CONCLUSION : Chez des patients atteints de bicuspidie aortique, plusieurs facteurs hémodynamiques ont une influence statistiquement significative sur la vitesse de dilatation de l’aorte ascendante. Toutefois, l’influence individuelle de chacun des paramètres est modeste d’une perspective clinique. La combinaison de plusieurs facteurs de risque de dilatation pourrait toutefois avoir une influence cliniquement significative sur la progression de la dilatation aortique. Un suivi plus étroit des patients présentant ces caractéristiques pourrait être envisagé.

Faisabilité d’un registre québécois des cardiopathies congénitales


Antoine Déry1, Marie-Ève Roy-Lacroix MD1, Nagib Dahdah MD2, Christian Drolet MD3, Laurence Vaujois MD3, Adrian Dancea MD4, Marie Béland MD4, Frédéric Dallaire MD PhD1
1Université de Sherbrooke 2Centre Hospitalier Universitaire Ste-Justine 3Centre Hospitalier Universitaire de Québec 4McGill University Health Centre

CONTEXTE : La malformation cardiaque congénitale (MCC) est la malformation congénitale la plus fréquente et demeure une cause majeure de morbidité chez l’enfant et l’adulte. Malgré une diminution de la mortalité, il n’est pas toujours possible de réparer complètement chacune des MCC. Conséquemment, certains enfants subissent les impacts des lésions cardiaques résiduelles et des complications de la réparation chirurgicale. Individuellement, chaque MCC est rare, les lésions résiduelles après la chirurgie sont hétérogènes et les impacts fonctionnels sont difficiles à mesurer à court terme. Ainsi, l’étude des facteurs de risques et des traitements requiert un grand nombre de patients avec suivi à long terme. Plusieurs banques de données existent, mais les informations qu’elles contiennent sont limitées à certaines malformations et sont souvent incomplètes ou insuffisantes pour répondre à une variété de questions de recherche. Or, la mise en place d’une banque de données populationnelle, bien phénotypée avec un suivi du fœtus jusqu’à l’adulte permettrait de faciliter la recherche et contribuerait ainsi à l’avancement des connaissances en cardiologie pédiatrique et congénitale.

 

OBJECTIF: Définir les enjeux de faisabilité et les considérations éthiques dans la construction d’un registre québécois des cardiopathies congénitales.

 

MÉTHODES : Il s’agit d’un registre rétrospectif qui sera mis à jour annuellement par la suite (inclusion rétrospective à partir de 2000, puis prospective par la suite), contenant tous les fœtus et enfants (<18 ans) avec une MCC confirmée au Québec. La taille de notre échantillon initial rétrospectif devrait inclure entre 18 000 et 24 000 fœtus et enfants. La banque de données sera constituée des données cliniques et échocardiographiques des quatre centres de cardiologie pédiatrique au Québec. Des algorithmes seront développés pour convertir et uniformiser les données extraites vers un format compatible au registre. Lors de cette étape, chaque patient se verra assigner un ou des codes IPCCC (International Pediatric and Congenital Cardiac Code) correspondant à la MCC dont il est atteint. Les algorithmes développés seront ajustés et optimisés à chaque année.

 

RÉSULTATS : L’étude de la faisabilité résultera en la création d’algorithmes permettant la conversion et l’uniformisation des données de manière automatique. Cette étape rendra possible la création et le maintien à jour d’un registre québécois de cardiopathies congénitales. Celui-ci permettra l’étude de cohortes populationnelles et facilitera la mise en place de projets de recherche ciblant des questions cliniques importantes. Une meilleure intégration de la recherche en cardiologie pédiatrique ainsi que la mise en commun des données cliniques, administratives et de recherche permettront d’améliorer notre capacité à identifier précocement les complications et à personnaliser le traitement.

FREQUENCY : Évaluation de la performance du dépistage prénatal des malformations cardiaques congénitales au Québec


Mikhail-Paul Cardinal1, Camille Noel1, Marie-Hélène Gagnon2, Cassandre Têtu2, Tiscar Cavallé-Garrido2, Laurence Vaujois3, Jean-Luc Bigras4, Marie-Ève Roy-Lacroix1, Frédéric Dallaire1
1CRCHUS 2CUSM 3CRCHUL 4CHUSJ

Mise en contexte

Les malformations cardiaques congénitales (MCC) sont les malformations congénitales les plus fréquentes au monde. Environ 3 enfants sur 1000 naissent avec une MCC sévère nécessitant une prise en charge immédiate du nouveau-né et une chirurgie cardiaque dès les premiers mois de vie. Un diagnostic prénatal des MCC permet de diminuer la mortalité, la morbidité et les coûts d’hospitalisation de l’enfant. Ce diagnostic prénatal dépend fortement sur l’identification de structures cardiaques anormales lors de l’échographie obstétricale du 2e trimestre. Le taux de détection des MCC a grandement augmenté dans les 20 dernières années, mais il demeure innacceptablement bas. Afin d’améliorer le taux de détection, plusieurs groupes d’experts recommandent une échocardiographie fœtale à toutes les femmes qui ont un facteur de risque augmentant la probabilité d’avoir un enfant avec une MCC, comme le diabète maternel ou l’histoire familiale de MCC, malgré une échographie obstétricale normale. Toutefois, l’efficacité de cette stratégie à identifier plus de MCC avant la naissance n’a jamais été prouvée. En fait, certains groupes de recherche ont plutôt suggéré que cette stratégie n’augmente pas significativement le taux de détection des MCC. De plus, il y a peu d’information sur le taux de détection des MCC au Canada et nous ignorons si cette stratégie de dépistage est avantageuse dans le contexte canadien. Il est donc nécessaire d’évaluer son efficacité afin de justifier son utilisation, d’autant plus que l’échocardiographie fœtale est un examen spécialisé, long, coûteux et disponible seulement dans les centres de cardiologie-pédiatrique en milieu urbain.

 

Hypothèse et objectifs

Nous posons l’hypothèse qu’en présence d’une échographie obstétricale du 2e trimestre normale, < 0.5% des fœtus examinés par échocardiographie fœtale auront une MCC sévère. Ainsi, cette stratégie de dépistage aurait un impact non-significatif sur le taux de détection des MCC étant donné que la proportion de MCC sévères détectées serait similaire à celle de la population générale (0.3%), tout en mobilisant de manière importante des ressources financières et humaines spécialisées. Ce résumé vise à déterminer le rendement de l’échocardiographie fœtale en présence d’une échographie obstétricale du 2e trimestre normale et présente les résultats du premier volet de l’étude FREQUENCY.

 

Méthodes

Nous avons créé une base de données provinciale contenant toutes les échocardiographies fœtales faites au Québec entre 2007 et 2015 dans les quatre centres mère‑enfants (35,744 échocardiographies fœtales). Au total, 17,916 échocardiographies fœtales ont été analysées.

 

Résultats

Lorsque l’échographie obstétricale du 2e trimestre était anormale, l’échocardiographie fœtale a un rendement de 25%. Inversement, lorsque l’échographie obstétricale du 2e trimestre était normale, l’échocardiographie fœtale a plutôt un rendement de 0.7%. Le diabète maternel, l’histoire familiale de MCC et la prise de médicaments durant la grossesse sont les indications les plus communes et ont justifié > 60% des échocardiographies fœtales faites au Québec. Pourtant, ces dernières possèdent les pires rendements (≈0.5%) de toutes les indications.

 

Conclusion

Ces résultats montrent que l’échocardiographie fœtale dépiste peu de MCC sévères additionnelles lorsque l’échographie obstétricale du 2e trimestre est normale.

L’humidité domestique et l’hyperréactivité bronchique chez les enfants en Estrie – Validation d’un questionnaire sur l’humidité et la moisissure – Résultats préliminaires


Sophie Gueniche1, François-Pierre Counil1
1CHUS Sherbrooke

Introduction

Dans les sociétés modernes actuelles, la majorité de la population passe peu de temps à l’extérieur. Environ 70 % des jeunes Canadiens passeraient seulement 1 h/jour à l’extérieur et 20 % des maisons auraient un problème d’humidité ou de moisissures. L’humidité ou la moisissure augmentent de 30-50 % les symptômes respiratoires. Une exposition prolongée à un environnement humide durant l’enfance serait un facteur de risque d’hyperréactivité bronchique à l’adolescence. Un questionnaire qualitatif portant sur l’humidité serait un bon moyen d’évaluer l’humidité domestique, mais aucun des questionnaires publiés n’est réellement validé ou standardisé.

 

But de l’étude :

Nous effectuons une étude pilote observationnelle transversale dans le but de répondre à deux objectifs : 1- tester la reproductibilité et la fiabilité d’un questionnaire évaluant l’humidité domestique ; 2- étudier l’association entre l’humidité domestique et l’hyperréactivité bronchique chez des enfants symptomatiques référés pour un test de provocation bronchique ou de bronchodilatation.

 

Méthodologie : 

Dans un premier temps, un questionnaire a été établi à partir de plusieurs questionnaires déjà publiés en s’assurant que chaque concept soit mesuré par 2 questions différentes.Par la suite, il a été auto-administré en format électronique (via la plateforme RedCap sur un IPad) auprès de parents d’enfants ayant un rendez-vous pour un test de provocation bronchique ou de bronchodilatationau laboratoire de fonction respiratoire. Ce même questionnaire a été envoyé par la poste ou courriel afin d’être complété une 2efois par les parents 2 à 3 semaines plus tard afin de tester la concordance des réponses familiales dans le temps. Pour ce faire, le test kappa de Cohen a été utilisé. Lacohérence interne duquestionnaire a été évaluée avec le coefficient alpha de Cronbach.

 

Résultats :

Nous avons recrutés 96 enfants d’âge médian  de 9,4 [3-17]ans. La majorité était des garçons (57 %). Le taux de participation est de 88,5%. Tous les répondants ont trouvé le questionnaire facile à compléter dans un délai moyen de 10 [3-20]min.

Une concordance acceptable des réponses est obtenue pour 11 questions sur 18, dont 2 concordance quasi parfaite (kappa > 0,8). 

Deux questions sur 18 mesuraient effectivement le même concept (condensation et buée au niveau des fenêtres)

Le score d’humidité basé sur nos 18 questions n’était pas corrélé avec l’hyperréactivité ni avec la réversibilité bronchique. Par contre le score sélectionnant les 11 questions ayant une concordance acceptable étaient corrélées avec l’hyperréactivité ou la réversibilité bronchique des patients (p=0,02).

 

Conclusion :

La faisabilité du questionnaire est excellente.

Le processus de validation nous permet de sélectionner les questions les plus fiables pour évaluer l’humidité domestique. Une seule question sur les 18 était redondante. Il est intéressant de noter qu’un score d’humidité basé sur les questions les plus fiables est significativement associé aux critères fonctionnels respiratoire d’asthme. 

Nutrition knowledge in children with type 1 diabetes and their parents: is it improving with time?


Claudia Nuncio-Naud1, Diane Rottembourg1, Geneviève Lafrance1, Magalie Parenteau1
1Department of Pediatrics, Faculty of Medicine and Health Sciences, University of Sherbrooke, Sherbrooke, Canada, J1H 5N4

Aims: The purpose of this study is to investigate whether there is a relationship between the nutritional diabetes knowledge survey (NKS) score and the duration of type 1 diabetes in children.

Methods: All of the 200 children and adolescents with type 1 diabetes, aged < 18 years old, that we follow at our diabetes clinic, and their parents, were invited to complete a diabetes nutrition knowledge survey. The final score could range from 0 to 100%, with a higher percentage indicating better diabetes nutrition knowledge. Associations between NKS score and duration of diabetes, HbA1c, insulin administration mode, family income and parents’ education were also analyzed.

Results: Of the 159 answers received, 129 surveys were valid for analysis. Median NKS score was 73.9% [60.9-82.6]. Most respondents were parents (43.4%), followed by children (40.3%) and by parents along with their child (16.3%). In this population, NKS score was inversely associated with diabetes duration (rho = -0.19, P = 0.029) and even more so when we looked only at the parents’ score (rho = -0.41, P = 0.002). The further they were from the diagnosis, the less successful they were in the carbohydrate counting survey category (rho = -0.24, P = 0.006). The score was also inversely associated with the HbA1c value (rho = -0.26, P = 0.003) and was found to be better when factoring parent education level and insulin administration mode.

Conclusion: This study revealed a negative association between diabetes duration and diabetes nutrition knowledge, specifically in relation to carbohydrate counting.

Présence parentale en transport interhospitalier pédiatrique


Virginie Plante1, claude cyr1, Alexandra Lamontagne1, Jean-Sébastien Tremblay-Roy1
1Département de Pédiatrie, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé, Université de Sherbrooke

Introduction : Le transport d’un enfant gravement malade est un évènement anxiogène pour les parents et l’enfant conscient. Afin d’adhérer aux principes de soins centrés sur la famille, l’accompagnement parental durant les transports interhospitaliers pédiatriques semble une mesure d’amélioration de la qualité des soins. Toutefois, au Québec, la présence parentale en transport interhospitalier n’est pas une pratique répandue.

 

Objectifs : Les objectifs de cette étude sont d’évaluer l’opinion et l’expérience des différents acteurs (parents, enfants et professionnels de la santé) du système de transport pédiatrique spécialisé du Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke (CHUS) quant à la présence parentale dans l’ambulance et d’identifier les principaux éléments facilitateurs, les inconvénients et les obstacles à l’implantation de l’accompagnement parental en transport.

 

Méthodes : Il s’agit d’une étude transversale descriptive réalisée à partir de questionnaires. Deux questionnaires auto-administrés ont été développés à partir de différents questionnaires sur les soins centrés sur la famille publiés antérieurement, en utilisant principalement des questions fermées, des échelles visuelles continues de 0 à 100, ainsi que quelques questions ouvertes. Les professionnels de la santé pouvant être appelés à faire partie de notre équipe de transport ainsi que des parents d’enfants hospitalisés ont été approchés pour répondre à ces questionnaires de manière anonyme. Des enfants hospitalisés de 5 à 17 ans ont aussi été interrogés en utilisant un court questionnaire oral semi-structuré développé selon la méthode de complétion de phrases.

 

Résultats : Un total de 95 professionnels de la santé (26 médecins, 19 infirmières, 11 inhalothérapeutes, 37 paramédics), 65 parents et 25 enfants ont répondus aux questionnaires entre février et août 2018. Tous les parents (100%) et 79% des professionnels affirment que les parents devraient pouvoir être présent dans l’ambulance, et une majorité des deux groupes perçoit la présence parentale comme bénéfique autant pour l’enfant (98% des parents, 91% des professionnels) que pour le parent (100% des parents, 74% des professionnels). Les parents comme les professionnels de la santé perçoivent tout de même plusieurs inconvénients et obstacles à la présence parentale. Parmi les inconvénients et obstacles relevés, le manque d’espace semble être le plus important. La majorité des enfants interrogés (84%) trouveraient important que leur parent les accompagne dans l’ambulance s’ils devaient être transportés.

 

Conclusion : La totalité des parents et la majorité des professionnels et des enfants interrogés croient que les parents devraient pouvoir accompagner leur enfant lors d’un transport interhospitalier. Bien que la plupart des répondants perçoivent la présence parentale comme bénéfique pour l’enfant et son parent, plusieurs inconvénients et obstacles sont relevés et devraient être adressés si l’on veut promouvoir l’implantation et l’acceptation d’un protocole soutenant l’accompagnement parental dans notre institution.

Résultats préliminaires du programme EMMIE (Entretien Motivationnel en Maternité pour l'Immunisation des Enfants) : amélioration de l'intention de vaccination et diminution de l'hésitation des parents


Julie Bergeron1, Virginie Gosselin2, Anne farrands2, Carole Albert3, Johanne Samson3, Nadine Sicard4, Monique Landry4, Maryse Guay5,6, Ève Dubé6,7, Danielle Auger4, Arnaud Gagneur1
1Département de pédiatrie, Université de Sherbrooke 2Centre de recherche du CHUS 3Chargée de projet pour la première phase d’implantation du programme EMMIE 4Direction de la protection de la santé publique, ministère de la Santé et des Services sociaux 5Département des sciences de la santé communautaire, Université de Sherbrooke 6Direction des risques biologiques et de la santé au travail, Institut national de santé publique du Québec 7Département de médecine sociale et préventive et d’anthropologie, Université Laval

Introduction/Contexte :

Peu d’interventions ont été démontrées efficaces pour diminuer l’hésitation à la vaccination. Une intervention éducative auprès des parents en maternité utilisant les techniques de l’entretien motivationnel (EM) (stratégie PromoVac) a démontré son efficacité pour diminuer l’hésitation à la vaccination et augmenter les couvertures vaccinales. Le programme EMMIE, basé sur cette stratégie, est actuellement déployé dans 6 régions du Québec. L’impact du programme EMMIE sur les scores d’intention et d’hésitation à la vaccination chez les parents est en cours d’évaluation.

Méthodes :

Le programme EMMIE est implanté dans 13 maternités (>2500 naissances/an) du Québec depuis janvier 2018. Un questionnaire mesurant l’intention de vaccination et ses déterminants ainsi que le niveau d’hésitation à la vaccination a été rempli avant et après l’intervention par une sélection aléatoire de parents. L’intention des parents à faire vacciner leur enfant et leur score d’hésitation à la vaccination ont été calculés.

Résultats et analyse :

Du 10 janvier au 26 mai 2018, 9022 parents ont bénéficié d’EMMIE et 2575 d’entre eux ont répondu aux questionnaires (2219 paires de questionnaires pré et post). Avant l’intervention, 76% (68% à 81% selon les maternités) des parents avaient une intention certaine de faire vacciner. Après l’intervention, une amélioration statistiquement significative de l’intention vaccinale a été observée dans chaque maternité avec une augmentation globale de 11,5% (76,3% vs 87,8%; p<0,01). Une diminution significative des scores d’hésitation à la vaccination de 29% (25 vs 17,8%; p<0.01) a également été mesurée après l’intervention.

Conclusion

Les résultats préliminaires du programme EMMIE indiquent qu’une intervention éducative basée sur les techniques de l’EM et administrée par du personnel spécifique auprès des parents permet de diminuer les hésitations vaccinales et d’augmenter l’intention de vaccination. Le programme EMMIE est une innovation prometteuse qui pourrait être déployée plus largement.

The Innate Immune Sensor, NLRX1, Inhibits Early Stages of CNS Inflammation and Prevents the Onset of MS-like disease in mice


Marjan Gharagozloo1, Shaimaa Mahmoud2, Camille Simard3, Denis Gris4
1University of Sherbrooke 2Université de Sherbrooke 3Université de Sherbrooke 4U de Sherbrooke

Background: MS is a chronic disease of the CNS, manifested by relapses in the early phase followed by progressive disability in the later phase. Innate immune response plays a critical role in driving both phases; however, the current MS treatments mainly target peripheral immune response with limited effect on CNS inflammation. Therefore, anti-inflammatory molecules expressed by CNS cells can serve as therapeutic targets to prevent the onset and progression of MS. Nlrx1 is a mitochondria-located innate immune sensor that ubiquitously expressed and inhibits NF-κB signaling pathway. We hypothesized that Nlrx1 inhibits CNS inflammation and prevents the onset of spontaneous EAE (spEAE). We generated a new mouse model of MS by crossing Nlrx1-/- mice with myelin-specific TCR transgenic mice (2D2). The resulting progeny are genetically susceptible to spEAE.

Objectives: To investigate the role of Nlrx1 in innate immune response and predisposition to EAE.

Methods: We characterized the CNS inflammation in healthy and spEAE mice. Furthermore, we evaluated disease progression after transfer of activated myelin-specific T cells into Rag-/- and Nlrx1-/-Rag-/- mice. The expressions of neurotoxic glia genes were assessed using qPCR. The level of HMGB1 in the tissue was quantified using western blot. The toxic effect of LPS-activated glia on neuroblastoma cells (N2A) and oligodendrocytes (MO3.13) was measured by MTT assay.

Results: Nlrx1-/-2D2 mice developed spEAE (54%) with rapid progression of clinical signs from the onset. We observed demyelination and massive infiltration of inflammatory cells into the spinal cord of spEAE mice. In adoptive transfer experiment, Nlrx1-/-Rag-/- mice developed a significantly higher expression of glial inflammatory markers and EAE score than Rag-/- mice. Interestingly, in asymptomatic Nlrx1-/-2D2 mice, we found a subclinical early stage of inflammation and microglia activation, associated with a significant induction of A1 neurotoxic astrocyte genes in the brains. We also observed an increased level of danger signal, HMGB1, in the CNS of asymptomatic Nlrx1-/-2D2 mice. The conditioned medium of LPS-activated Nlrx1-/- glia was toxic to N2A and MO3.13 cells.

Conclusion: Nlrx1 prevents the generation of inflammatory microglia, neurotoxic astrocytes, and necrotic cell death in the CNS that trigger the activation of myelin-specific T cells and spEAE. Nlrx1 can be considered as a potential therapeutic target for preventing CNS inflammation in MS.