ACCUEIL DES PARTICIPANTS (8h15 à 9h00)


 

MOT DE BIENVENUE (9h00 à 9h15)


 

CONFÉRENCE D'OUVERTURE (9h15 à 10h45)

Perspectives internationales sur la coparentalité
 

Michael SainiPh. D., professeur associé à la Faculté de travail social de l’Université de Toronto
 

Malgré un consensus au sein de la communauté de pratique et les données probantes selon lesquelles la coparentalité est un aspect critique de la dynamique familiale tant chez les familles intactes que chez les familles dont les parents sont séparés, les divergences conceptuelles et méthodologiques entourant ce concept limitent notre pleine compréhension du pouvoir et du rôle de la coparentalité. Cette conférence mettra en lumière les perspectives internationales de recherche sur la coparentalité et abordera ses dimensions fondamentales, son rôle dans la dynamique familiale et le rôle du genre dans la coparentalité. La conférence portera également sur les résultats d’une étude pilote portant sur l’utilisation d’un nouvel outil de mesure de la coparentalité : le Coparenting Across Family Structures (CoPAFS). Finalement, l’exercice de la coparentalité dans divers contextes familiaux et légaux sera exploré.


 

PAUSE(10h45 à 11h00)


 

ATELIERS AU CHOIX (11h00 à 12h00)

 

Atelier A

Évaluation de la présence et de la gravité de la violence conjugale et options cliniques en présence de ce phénomène, incluant la Thérapie de couple axée sur l’émotion 

 

Marie-France Lafontaine, Ph.D., C. Psych, professeure titulaire à l'Université d’Ottawa

 

La violence conjugale affecte de manière pernicieuse le système familial entier, faisant d’elle une cible très pertinente, autant pour les chercheurs que pour les intervenants. Cette présentation vise à fournir des outils diagnostiques pour circonscrire la nature et les effets des gestes violents à l’intérieur des couples. Précisément, les informations à recueillir lors du déroulement de l’évaluation en couple seront présentées. Parmi ces informations, se trouvent les divers corrélats de la violence psychologique et physique chez les couples, mis en lumière par des travaux de recherche. Un modèle décisionnel pour le choix de la thérapie conjugale sera également exposé. Les options cliniques en présence de la violence conjugale, ainsi que les avantages et les inconvénients de la thérapie de couple en présence de violence physique seront discutés. Je terminerai en présentant la forme de thérapie conjugale qui résonne le plus avec ma compréhension des relations conjugales. Il s’agit de la Thérapie de couple axée sur l’émotion (TCÉ), qui a, parmi ses fondements, la théorie de l’attachement; théorie qui est au centre de mes travaux de recherche. La violence conjugale y est comprise comme faisant partie d’une dynamique relationnelle problématique dans laquelle des stratégies non optimales de régulation émotionnelle renforcent la détresse, les visions négatives de soi et des autres. L’intervenant aide alors le couple à voir les comportements réactifs comme une tentative pour se connecter à l’autre qui ne fonctionne pas, résultant en une plus grande distance au lieu de la connexion émotionnelle et du sentiment de sécurité espérés.

 

Atelier B

Adapter le travail auprès des couples séparés à haut niveau de conflit pour assurer une mobilisation des DEUX parents et survivre à travers le processus d’intervention

 

Lorraine Filion, travailleuse sociale, médiatrice familiale et coach coparental

 

Pour aider les parents séparés en graves conflits, des actions spécifiques doivent être entreprises pour intervenir de façon stratégique et concertée avec les autres partenaires impliqués auprès de ces familles. Au besoin, des adaptations doivent être apportées aux pratiques habituelles en CISSS et en CIUSSS ou en centres jeunesse pour répondre aux besoins complexes de ces familles. L’atelier portera sur les connaissances et l’état des recherches au sujet des familles séparées en graves conflits, les techniques efficaces de gestion de ces conflits, les adaptations nécessaires au processus d'intervention, le partenariat à développer pour éviter l'épuisement professionnel, l’éparpillement et pour mobiliser les deux parents vers une solution acceptable, laquelle prendra en compte les besoins des enfants. En conclusion, une vidéo donnant la parole à des enfants de parents séparés devenus adultes sera présentée.

 

Atelier C

Séance d’évaluation des affiches étudiantes (réservé aux étudiants)

 

Pour une quatrième année, le CRUJeF est heureux de valoriser les travaux des étudiants de 2e et 3e cycle universitaire et de leur offrir la chance de se mériter l’une des bourses d’excellence pour la présentation de la meilleure affiche scientifique. Ces bourses,  d’une valeur de 500 $ (maîtrise) et de 1 000 $ (doctorat), sont offertes par la Chaire Richelieu de recherche sur la jeunesse, l’enfance et la famille. Notez que la séance d’évaluation des affiches est réservée aux étudiant(e)s prenant part au concours ainsi qu’aux évaluateurs. Vous êtes invités à venir rencontrer les étudiants en début de journée et lors des pauses.


 

DÎNER (12h00 à 13h15)


 

ATELIERS AU CHOIX (13h15 à 14h15)

 

Atelier D

Programme sociojudiciaire en conflits sévères de séparation : une coparentalité à construire

 

Robert Proulx, juge à la Cour du Québec

Nathaly St-Arnaud, chargée de projet au CISSS de la Montérégie-Est

 

Cet atelier présentera une approche novatrice qui comporte à la fois un volet judiciaire et un volet psychosocial. Les conférenciers contextualiseront la réflexion de leur groupe de travail et préciseront les considérations qui ont mené à la création de ce programme proposant une trajectoire sociojudiciaire d’intervention auprès des familles. De plus, ils feront le point sur les enjeux auxquels ils sont confrontés et sur les constats préliminaires observés à la suite de la mise sur pied de projets pilotes dans trois régions du Québec.

 

Atelier E

L’attachement amoureux pour mieux comprendre les difficultés conjugales et sexuelles

 

Audrey Brassard, Ph.D., professeure titulaire au département de psychologie de l’Université de Sherbrooke

 

Depuis plus de 30 ans, la théorie de l’attachement est utilisée comme cadre théorique pour comprendre le développement et le maintien des relations amoureuses chez les adultes. De nombreux chercheurs et intervenants, au Québec et ailleurs dans le monde, comprennent aujourd’hui les difficultés de couple comme découlant des insécurités d’attachement des partenaires se manifestant à travers des patrons d’interactions problématiques. Cet atelier vise à illustrer la contribution de la théorie de l’attachement à la compréhension du fonctionnement des relations de couple et des difficultés rencontrées par les couples. La théorie de l’attachement adulte sera d’abord présentée afin d’illustrer les similitudes et distinctions avec la théorie de l’attachement infantile. Des exemples concrets seront ensuite amenés pour décrire chacun des quatre styles d’attachement amoureux chez les adultes. Les manifestations conjugales et sexuelles de la sécurité et de l’insécurité d’attachement seront également présentées en s’appuyant sur une vaste revue des écrits scientifiques et cliniques. Enfin, l’atelier se terminera par l’apport de la théorie de l’attachement dans l’évaluation des difficultés conjugales et dans l’intervention auprès des adultes et des couples, selon la thérapie de couple axée sur l’émotion (Emotionally Focused Therapy).

 

Atelier F

L’efficacité des interventions éducatives de groupe à l’intention des parents qui vivent une séparation conflictuelle : une méta-analyse

 

Eve-Line Bussières, Ph.D., professeure au département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières

Élisabeth Godbout, Ph. D., chercheure postdoctorale au Laboratoire de psychologie légale de l'Université du Québec à Trois-Rivières

 

La séparation et le divorce sont des réalités familiales répandues. En 2016, près de deux enfants sur dix vivaient au sein d’une famille monoparentale et un enfant sur dix vivait en famille recomposée au Canada, et ce, principalement en raison de la séparation de leurs parents. Face à ce phénomène touchant un très grand nombre de familles, des interventions ont été mises en place dans l’objectif d’aider les parents à développer une meilleure parentalité et coparentalité. L’objectif principal de notre méta-analyse est de préciser l’efficacité des programmes d’intervention de groupe destinés aux parents en situation de séparation ou de divorce qui vivent des conflits postrupture. Les deux principales cibles de ces programmes seront examinées, soit l’amélioration de la coparentalité et la parentalité. Le second objectif est de vérifier l’effet modérateur de différentes variables associées à l’intervention et aux participants, telles que les modalités d’intervention, les caractéristiques de l’échantillon ainsi que divers éléments méthodologiques des études incluses. Une recherche approfondie de la littérature a mené à l’inclusion de 25 études. Les résultats suggèrent que l’intervention de groupe auprès de cette clientèle est efficace pour améliorer les habiletés parentales ainsi que des indicateurs de coopération et de conflit coparentaux (d= -.26; 95%CI : [.15 - .37] ; Q= 135.96, p=.00; k=25). Le format de l’intervention ainsi que le temps écoulé depuis la séparation sont des modérateurs significatifs de cette association. Ces résultats fournissent un éclairage pertinent sur le type de programme efficace et sur la clientèle qui peut en bénéficier.


 

PAUSE (14h15 à 14h30)


 

CONFÉRENCE (14h30 à 15h45)

Comprendre les enjeux contemporains associés à la séparation des parents et à la recomposition familiale

 

Marie-Christine Saint-Jacques, Ph.D., directrice scientifique du partenariat, séparation parentale, recomposition familiale

École de travail social et de criminologie de l' Université Laval

Élisabeth Godbout, Ph. D., chercheure postdoctorale au Laboratoire de psychologie légale de l'Université du Québec à Trois-Rivières

 

Dans de très nombreux pays, la famille contemporaine se caractérise par la diversité des structures familiales dans lesquelles vivent les parents et grandissent les enfants. Après avoir situé cette réalité sur le plan démographique, il sera question des principaux impacts observés chez les jeunes de même que des phénomènes dont ils découlent. Souvent décrites comme des réalités homogènes, la séparation parentale et la recomposition familiale se caractérisent elles aussi par une diversité certaine que nous tenterons d’illustrer. On constate que les nouvelles configurations familiales qui émergent à la suite des séparations parentales se positionnent parfois en porte à faux dans les différentes institutions formatées pour correspondre à la réalité des familles intactes. Cet écart examiné à la lumière de la croissance démographique de ces familles nous incite, comme société, à réfléchir aux enjeux juridiques, politiques et économiques qui sont à nos portes, quand ils ne sont pas déjà actualisés! De plus, au-delà des connaissances empiriques, il apparaît aussi intéressant d’examiner certaines croyances et valeurs qui ont des impacts sur la manière dont se vivent les transitions familiales. Par exemple, avec qui les enfants devraient-ils vivre après la séparation des parents? Un beau-parent doit-il agir comme un parent? Ceci permettra de voir qu’il existe parfois des écarts entre ce qui est valorisé ou perçu et ce qu’il en est dans le quotidien des familles. Enfin, pour certaines familles, la séparation des parents s’inscrit dans un contexte très problématique. Quelques enjeux, qui découlent de l’offre de service ou du recours aux droits d’accès supervisés seront abordés. À titre de conclusion, nous traiterons des risques associés à la stigmatisation des familles séparées et recomposées.


 

MOTS DE LA FIN ET REMISE DES BOURSES ÉTUDIANTES (15h45 à 16h00)